La mission repose sur la problématique de l'insertion d'une usine de traitement d'eau dans la société, dans la ville.
Toute l’ambition de cette étude a été l’impact même qu’elle pouvait avoir ; impact visuel et esthétique évidemment, mais aussi impact symbolique ; impact écologique.
Le projet a été réfléchi autour de 3 thèmes:
- étude d'une peau
- étude d'un jardin didactique et écologique
- la globalisation du site
Il est évident que la création d’une peau revient à générer une production, pas forcement indispensable. A y regarder de plus près, cette intervention permet de lier plusieurs problématiques : l’insertion d’un site industriel, aux connotations négatives, avec son implication dans un monde plus beau : recherche de matière et couleur, forme, perspectives…
La traduction volumétrique du savoir-faire d’Aquiris : filtrage de l’eau
Développement du recyclage jusqu’à son aboutissement : recyclage du technosable issu des boues en éléments constructifs, utilisation de verre recyclé…
Préférence des entreprises locales, privilégiant ainsi l’économie de proximité, la pérennité des emplois et des activités environnantes.
Envisagé comme une école à ciel ouvert, le jardin, selon un cheminement ludique, conduit le visiteur à comprendre le processus de traitement de l’eau naturellement, puis artificiellement.
Pensés comme 2 entités distinctes, le jardin et les architectures nécessitent un liant indispensable à la lecture globale de l'intervention qui se dessine: les éprouvettes sont un accessoire paysager de vie et de symbolisation de la purification de l'eau au fil des processus de filtrage: tout d'abord polluée, l'éprouvette tend vers une clarification progressive, selon le cheminement de l'eau, suivant ainsi le cour naturel de la Senne.